Se délocaliser en famille au Costa Rica, notre retour d’expérience.

Se délocaliser en famille au Costa Rica, notre retour d’expérience.

Aujourd’hui, j’ai 48 ans.

Je vais vous mettre à l’aise tout de suite, non, ma vie n’est pas parfaite, non tout n’est pas rose!

On ne va pas se mentir, je ne suis pas là pour vous vendre du rêve mais pour vous communiquer mon/notre retour d’experience. 

Et vous démontrer que réussir le grand saut, c’est possible, mais cela se prépare. Je sais de quoi je parle, il y’a 4 ans j’avais oublié mon bon sens à Paris.

Aujourd’hui, tout n’est pas parfait, en revanche nous sommes en paix (sauf quand je conduis, 40 années de Paris ça laisse des séquelles) nous aimons notre vie au quotidien, nous aimons notre présent et les futurs possibles que nous permet le Costa Rica.  Et bien sur, plage, nature, paddle, soleil, focus mais relax …. 

Comment en sommes nous arrivé là ? 

Nous sommes venus vivre au Costa Rica avec mes 3 jeunes garçons (4, 5 et 7 ans- Onésime, Hermés et Edmond) il y a maintenant presque 4 ans.

Avec pour objectif de changer de vie, de changer de rythme au quotidien. 

Un besoin d’autrement et d’autre chose.

Nous avions la volonté d’offrir d’autres possibilités d’éducations et d’avenirs à nos enfants. Nous voulions de la sérénité après 20 ans dans l’univers de la communication et de l’événementiel à Paris. 

Nous voulions un autre rythmer de vie.

Nous n’avions aucun plan mais beaucoup de volonté. Je dis nous car à cette période leur maman et moi étions toujours ensemble. Depuis, la vie et un divorce. Mais c’est une autre histoire… 

En toute transparence la décision a été facilité par les aléas de l’existence. Une attaque cardiaque à 43 ans (encore merci aux pompiers de Belleville) et  avoir vécu la folie de Charlie Hebdo en direct puisque nous habitions juste en face.

Boulevard Richard Lenoir, Paris, 7 janvier 2015.

J’ai démissionné, mis nos affaires dans un container fait une réservation pour 15 jours dans un appart hôtel de San José et……… tous dans l’avion. Je vous passe les détails administratifs et logistiques. Sachez simplement qu’entre la prise de décision et la phase opérationnelle, tout est aller très vite.

Nous avions quand même préparé en amont tous les documents nécessaires à l’ouverture d’un compte en banque et à la demande de résidence. J‘avais fait un repérage de 2 semaines au Costa Rica pour tater le terrain, rencontrer un avocat et avoir quelques retours d’expériences de français expatriés. Encore merci à Alexandre (San José), Puce et Patrick, Sébastien (Playa Negra)

Détail qui a son importance, mon espagnol se limitait à mes souvenirs d’école et Onésime n’avait pas un an.

La première année fut de l’improvisation, beaucoup de découvertes et de leçons de vie. 

l’idée était de trouver le lieu qui nous convenait en fonction de nos besoins et rythme de vie. Puis de trouver notre nouvelle maison et enfin comment allions nous gagner notre vie. 

Et oui je dois encore travailler! 

Nous nous étions donné un an pour se stabiliser. Le temps de ma rééducation cardiaque. 

Bien évidement, rien ne c’est passé comme prévu. 

Beaucoup d’épreuves, de situations ubuesques, d’arnaques. Nous avons beaucoup appris, fait de très belles rencontres et d’autres un peu moins belles. La vie quoi, mais sous les tropiques !

Playa del Coco

Pour résumer avec quelques exemples :

Onésime mon troisième demande beaucoup d’attention médicale. Lorsque nous sommes arrivé au Costa Rica, il restait allongé sur le dos, la langue sortie. Nous ne savions pas si il pourrait un jour s’assoir, marcher, parler…

1 – j’ai rencontré un après midi, une dame au bord d’une piscine à Playa Langosta. Nous parlions de la vie en générale,  de la famille et d’Oné. Pour faire vite cette dame est le docteur qui a mis en place le service d’assistance aux enfants « différents » au Costa Rica. Elle nous a montrer des exercices, 15 jours plus tard mon fils arrivait à s’assoir. Aujourd’hui, il court, fait du sport va à l’école.

« Le hasard ne favorise que les esprits préparés » certes, mais merci la vie et les rencontres.

Skate Parc de Playa del Coco

2 – Un autre docteur voulant profiter de la situation nous a fait croire qu’Onésime était sourd. Nous sommes passé à deux doigts de lui faire greffer des protheses (70 000 Dollars) et de le rendre pour le coup vraiment sourd. Imaginez le stress et le sentiment de culpabilité. Mais tout va bien, le bon sens paysan de nos parents nous a rattrapé juste à temps.

Et c’est là que l’on se rend compte que loin de nos racines, de notre zone de confort on a tendance à réagir différemment. Ils suffit parfois d’un simple rappel d’un ami, de la famille ou d’une connaissance pour que l’on se dise en ayant l’impression de se réveiller : Mais qu’est ce que je suis en train de faire nom d’un…..

Playa Hermosa, Guanacaste

D’un point de vu professionnel je voulais tellement travailler que j’ai été très naif. J’ai fait du « consulting » pour des agences de voyages, des DMC, des départements corporate d’agences et de chaines d’hôtels. Ecrit beaucoup de contenu et de concepts d’événements. 

Je voulais tellement me vendre et travailler que j’ai trop parlé, trop fort. 

Pas par prétention, plus par maladresse. 

J’ai très peu gagner d’argent, eu beaucoup de promesses, des trahisons (toujours avec le sourire) et pour finir pas de quoi vivre.

Alors j’ai changé de direction et de méthode. 

La vie au bord de l’océan, loin de ses racines et de ses repères demande de rester lucide. Ce que l’on peut parfois oublier lorsque l’on commence une nouvelle vie sous les tropiques. Comme le fait de se mettre vraiment au boulot. Car lorsque l’on se délocalise, comme nous l’avons fait, on se sent très vite comme dans « un cocon de vacances sans fin ». On se retrouve dans une sorte de quatrième dimension d’inaction cotonneuse.

Aujourd’hui nous vivons avec les boys à Playa Hermosa, Guanacaste sur la côte Pacifique. Les enfants sont un délicieux mix de cultures. Ils parlent 3 langues, vont dans une école internationale et sont épanouis.

Nous avons maintenant trouvé un équilibre et sommes bien intégré à la vie locale.

CocoNutz Jam, Playa del Coco

J’adore mon activité et notre rythme de vie.

La journée je suis à  l’agence. Je me suis associé avec un ami qui a ouvert Pacific Coast Real Estate en 1991. Nous avons décidé de travailler à notre façon. Nous prenons le temps et avons mis en place des gammes de services pour accompagner les personnes avec un focus sur les francophones qui souhaitent se délocaliser. Ceci afin de vous éviter les erreurs que nous avons commises. 

Bien-sur c’est un métier et nous devons gagner notre vie, mais l’on s’autorise à le faire en accord avec nos valeurs.

Un instant de sérénité fraternelle: heureusement qu’il n’y a pas que la misère qui soit plus facile au soleil

Certains soirs je joue de la basse dans les bars des villages du Golfe de Papagayo.

Après l’école nous allons souvent à la plage avec les enfants. Faire un plouf et regarder le soleil se coucher.

J’ai le temps de lire.

Tout n’est pas parfait, il y a toujours des moments de doutes, de tristesses, de manques, d’erreurs. Le Costa Rica s’apprend avec le temps. Et non…. tout le monde n’est pas gentils et honnête au « Paradis vert et bleu ». C’est comme dans toutes les communautés. Il faut trouver sa place et les bonnes personnes. 

Mais les aspects positifs sont nombreux. Si je devais n’en retenir qu’un :

Ce n’est même pas que je regarde grandir mes enfants, mais plutôt que nous avons le temps de grandir ensemble. 

Et vous que souhaitez vous ?

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Jerome Leoty

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